Par : webmestre
Publié : 25 août 2015

Oloron-Bedous : Les travaux sur la ligne de chemin de fer.

LES MIRACLES NE SE PRODUISENT PAS QU’À LOURDES :
Le vendredi 21 Août, la D.U.T. a été conviée à visiter le chantier de la ligne Oloron-Bedous et son responsable de la commission rail Jean-FRILLEUX a constaté l’avancement des travaux.
Par rapport au nombre de lignes que la SNCF réseau ferme chaque année, les rares réouvertures tiennent presque du miracle.
L’action des associations, la constance et la pugnacité D’Alain ROUSSET et le concours de certains fonctionnaires ont permis cette résurrection.
Depuis Eysus, lieu de rassemblement, un bus nous a amenés à Lurbe où nous avons vu une ballastière en action.
La voie est composée de deux rails de 46 kg par mètre, apte à supporter, sur cette ligne, 22,5 tonnes à l’essieu. Ils reposent sur 1666 traverses monobloc en béton pour 1 km de voie. Le ballast déposé est ensuite repris par une bourreuse niveleuse qui le compacte sous les traverses. Cette machine vérifie aussi le dressage de la voie pour éviter les ondulations longitudinales.
Nous nous rendons ensuite à l’ancien PN50 et là, le chantier consiste à dévier la RN134 sur 500 m et la faire passer sous la voie ferrée. Il faut creuser jusqu’à 10 m de profondeur et surtout, confronter et drainer la paroi de la montagne constituée de schistes et de marnes qui peuvent favoriser des glissements de terrains.
Le 3e arrêt nous conduit à l’ex PN55. Là encore, la route de Lourdios va passer sous le pont rail déjà achevé et par une série de lacets, retrouver la route actuelle. La difficulté vient de la présence de terrains extrêmement friables qui posent des problèmes de fixation.
La dernière étape nous conduit à la remise en état d’un pont ancien dont la structure est bonne et qui avait besoin d’une remise en peinture. La matinée s’est terminée à la salle des fêtes d’Eysus.
Les travaux seront terminées en 2016, Alain ROUSSET a remercié les élus français et espagnol, le gouvernement d’Aragon était présent. La réouverture de Bedous-Canfranc et l’amélioration de Canfranc-Huesca constituent le dernier chantier qu’il faut mener à l’échelle européenne. Une délégation commune doit négocier à Bruxelles une dotation pour terminer la ligne.

 

 

 
 

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