Par : webmestre
Publié : 11 février 2016

Quel avenir pour les V L S (Vélos en Libre Service)

Qui veut noyer son chien …
 
La D.U.T. s’inquiète de la menace de disparition du service Idecycle malgré son utilité sociale environnementale. L’argument présenté : son coût exorbitant, ne résiste pas à l’examen. Il se situe dans la moyenne nationale. Surtout, le vélo est un des maillons vital de la chaîne des transports urbains. Ce mode doux décongestionne le centre-ville, a son emprise réduite dans l’espace, ne pollue pas et sert de complément aux services horaires des bus (le matin et le soir).
Pour autant, elle peut comprendre la nécessité d’un redéploiement des stations de vélos y compris jusqu’aux communes limitrophes mais sans sacrifier au principe même du service public Idecycle. Avec les associations « Pau à Vélo » et « Sépanso ». La D.U.T. demande une réunion tripartite avec les associations sus nommées, le S.M.T.U. et les élus.
 
Mobilisons-nous auprès de la pétition avec les associations « Pau à Vélo  » et « Sépanso  » sur le site mesopignons.com
Le maintien des vélos en libre-service.

© FR3 : Extrait de l’édition locale du 19/20
 Pau Sud Aquitaine du 9 février 2016 

 

 

 AVIS ECLAIRÉ D’UN IDECYCLEUR EN PLEIN DOUTE…

 

C’est bien connu : « Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage ! ». En serait-il de même pour le service IDECYCLE ?

L’argumentaire entendu sur les antennes de France3-Pau le mardi 09 février 2016, est impitoyable concernant la pertinence du vélo en libre service (VLS) de Pau : beaucoup trop cher par rapport à l’usage qui en est fait. « Le contrat de 2010 (SMTU-IDELIS) prévoyait pour 2014 des recettes de 150 mille euros/an. On en est à 30 mille à peine… ». Et voilà un chiffre de plus balancé à la cantonade… après ceux de l’automne dernier (sûrement corrigés en fonction des « variations saisonnières » !) allant de 2000 à 5000€/vélo, assortis de qualificatifs comme : inepte, scandaleux, inadmissible, … j’en passe et des meilleurs !

Ah le coût, le coût, le coût, le coût… (Ça peut se chanter sur l’air de la chanson de feu Michel Delpech : « La vie, la vie, la vie, la vie… c’est pas du cinéma ! »). Encore faut-il tout dire, ne pas mentir (surtout par omission…).

• En 2010, au moment de la signature avec le SMTU, IDELIS-EFFIA a maximalisé (prévision ou prédiction ?) les résultats du VLS comme il l’a fait avec le réseau de bus, dans le but d’obtenir le marché et de se montrer sérieux et performant. Or, il a tout faux. Pas de surprise ; c’est la loi du genre dans la plupart des contrats en DSP. On peut le regretter ! Effectivement, nous ne sommes pas dupes. En tant qu’usagers fédérés à la FNAUT, nous le savons pertinemment et le dénonçons en raison… des lendemains qui déchantent ! Et nous en sommes là.

1er constat : contrat (volontairement ?) trop optimiste.

• Ne parler de coût/vélo qu’en divisant la somme des investissements et fonctionnement par le nombre de vélos est singulièrement curieux, voire malhonnête. On fait dire aux chiffres ce que l’on veut (voir plus haut…). Ne jamais présenter la tarification IDECYCLE (génératrice des recettes, est-il besoin de le dire ?...) comme étant essentiellement INCITATIVE, est un oubli surprenant. 92,8% des utilisateurs font moins de 30’ de vélo par sortie… Les 30’ sont gratuites. Allez remplir les caisses avec ça… Pourquoi cette gratuité (et nous souhaitons que ça dure…) ? Pour inviter tout un chacun à adopter le report modal dans ses déplacements et ainsi avoir un comportement VERTUEUX et CITOYEN.

De plus, les stations IDECYCLE intéressent les personnes vivant dans un périmètre relativement restreint autour de ces stations et les personnes se rendant vers les générateurs de trafic pourvus en stations. Donc, tous les Palois ne sont pas logés à la même enseigne. Comparer le nombre d’utilisateurs avec le nombre global d’habitants de la ville et en tirer des conclusions définitives, pour jeter IDECYCLE aux orties, comme le font certains, est une ineptie.

Avant de condamner IDECYCLE, positivons. Quel est l’apport du VLS ?

La voiture au garage = moins de pollution et d’espace annexé. Le vélo : bienfait pour le cycliste et pour la collectivité en général (espace restreint, silence, pas d’empreinte carbone).

Les responsables qui pensent exclusivement « coût » n’ont, semble t-il, jamais exprimé, encore moins chiffré, le bénéfice qu’on pouvait tirer pour chacun et pour tous d’une véritable politique promotionnelle du vélo (dont le VLS) dans la Cité.

La COP21 s’est déroulée sous les hourrah du monde entier ou presque ! Avec des larmes dans les yeux… le cœur sur la main pour que ça concerne tout le monde ! Décliner au quotidien les engagements pris, c’est l’affaire de chacun et notamment des responsables de collectivités locales. N’insistons pas plus sur ce sujet, la prise de conscience 

IDECYCLE (ou ce qui le remplacera) n’est pas une patate chaude qu’on se refile entre assos et AOM. Le VLS doit continuer en s’adaptant et en se développant, BHNS oblige !

Que dire aux étudiants du jeudi soir qui vont en ville s’aérer l’esprit (et au besoin soigner leur foie…), aux travailleurs qui pratiquent l’inter-modalité (Ex : train Orthez-Pau + IDECYCLE→St John Perse), à ceux qui ne peuvent pas s’acheter un vélo ou le parquer chez eux, à ceux qui ne peuvent pas utiliser les bus (pas assez tôt le matin ou tard le soir) ?

Et ils sont nombreux (45 513 emprunts en 2014 – 181 705 depuis le lancement d’IDECYCLE)) mais on n’en parle jamais. Interrogeons-les. Les dossiers sont en possession d’IDELIS ; qu’ils se bougent enfin ! Que ne l’ont-ils fait pendant 5 ans ?

Autre sujet : que vont devenir les 4 salariés d’IDECYCLE, aux attaches paloises ?

2ème constat : pour l’instant, trop de non-dits, d’idées reçues et surtout d’oublis pour pouvoir qualifier cette démarche de réforme du VLS d’honnête, loyale et vertueuse.

Toujours disponible pour répondre en toute clarté aux questions en suspens.

 

  La roue libre – PAU, le 11 février 2016