Par : webmestre
Publié : 3 mars

Qui veut noyer son train ….. Ou plaidoyer pour le maintien des petites lignes.

 Les petites lignes constituent un maillon essentiel dans l’aménagement du territoire. Outre la supériorité de l’autorail en matière de confort, il met directement en contact les territoires ruraux avec le reste du pays à condition d’adapter les correspondances.

Il est tout à fait possible de maintenir les petites lignes dans des conditions d’exploitation satisfaisantes et suffisamment attractives à condition de réaliser un minimum d’investissements pérennes (une voie dure 40 ans) et une gestion adaptée à ces types de ligne.

Quelles sont les conditions incontournables d’exploitation et quelle est la situation des lignes Pau-Bedous et Bayonne-Saint Jean de Luz ?

  • La voie, élément fondamental du rail, vient d’être entièrement régénérée.
  • L’exploitation en navette est très pénalisante sur une voie unique alors que les évitements existent, les croisements étant possibles, mais ne sont pas utilisés. L’autorail circule donc en navette et met 1h30 pour faire l’Aller-retour Pau-Oloron. Le nombre de rames aux heures de pointe est donc fortement réduit et dissuade les voyageurs d’utiliser le train. L’ouverture du croisement de Buzy permettrait une fréquence toutes les 40 minutes, et donc augmenter le nombre de circulations, en adaptant la signalisation de la ligne.
  • Utiliser du matériel plus adapté et en particulier un autorail léger de 50 places, plus économique tout en maintenant un niveau de confort suffisant. L’utilisation de l’A2E sur Guingamp Paimpol et Guingamp Carhaix exploité par les CFTA a sauvé ces 2 lignes. On peut s’inspirer de ce type de matériel et imaginer un nouvel engin de 50 places adapté aux normes actuelles de confort et d’environnement.
  • Employer du personnel polyvalent affecté à ce type de ligne.

 

Jean FRILLEUX