Par : webmestre
Publié : 28 novembre

Contribution de la D.U.T sur les problèmes ferroviaires en Béarn.

 Le système ferroviaire béarnais entre isolement et ouverture.

 
1) Un isolement accentué depuis vingt ans :
 
A ) Au niveau national :
Pau et le Béarn souffrent d’un enclavement rampant mais perceptible :
 
De part sa position périphérique dans l’ espace français, nous sommes à 800 km de Paris , 600 km de marseille,700 km de Lyon.
 
La suppression de la ligne de Canfranc et la présence de la barrière pyrénéenne interdit cette communication rapide avec l’Espagne. Cette situation s’aggrave par l’ absence de liaisons ferroviaires directes avec le Sud-Est et donc l’ allongement des temps de parcours. Il faut 6 h par les trains les plus rapides et avec changement obligatoire à Toulouse pour relier Pau à Marseille et Lyon. La ligne de Canfranc n’étant pas réouverte, une journée entière est nécessaire pour relier Pau à Madrid ou Barcelone avec au moins 2 changements de train.
 
Pour les liaisons avec Paris, nous sommes reliés à la Capitale en 4h20-4h30. Nous avons gagné une heure grâce à la mise en place de la LGV Tours-Bordeaux. Mais la suppression d’ un TGV réduit la fréquence à 4 A/R par jour. La suppression du train de nuit : « la Palombe Bleue » entraîne l’ impossibilité d’ être dans la Capitale avant la fin de la matinée et d’ honorer un rendez-vous avant 10h.
 
 
B ) Au niveau régional et départemental :
La fréquence des relations Pau-Bordeaux semble correcte. Nous déplorons toutefois l’insuffisance de relations directes entraînant une rupture de charge à DAX. Il manque aussi une liaison de fin de soirée : elle existe le samedi, il faudrait la rendre journalière.
Sur la transversale Toulouse-Hendaye., nous déplorons l’ absence de relations directes entre ces 2 villes et surtout entre Pau et Hendaye ce qui prive le Béarn de Liaisons attractives avec la Côte Basque et au-delà. Sur Toulouse-Bayonne, 4 
 intercités assurent la liaison épaulés par 3 TER depuis Pau : c’est nettement insuffisant. A cela s’ajoute le manque criant de rames aux heures de pointe.
Sur Pau-Oloron-Bedous, la circulation en navette sans croisement entre Pau et Oloron interdit les circulations aux heures de pointe.
Enfin, le manque d’accessibilité aux trains à l’ intérieur de la gare de Pau (quais trop bas, absence d’ escalators et d’ ascenseurs) pénalise l’ attractivité de la ville.
 
2 ) Comment pouvons-nous débloquer cette situation ?
 

En renforçant les liaisons locales : Puyoo-Pau-Tarbes et Pau-Oloron-Bedous aux heures de pointe. C’est la condition principale pour renforcer l’intermodalité, réduire la circulation automobile et favoriser le rééquilibrage entre pau et les autres villes béarnaises : Coarraze-Nay ; Artix ; Orthez ; Oloron.

La mise en place de haltes ferroviaires à Bordes, Assat, Lons, Gan, couplées avec des parkings relais améliorera ces liaisons. 

En réactivant la transversale Grand Sud Hendaye-Marseille, il faut prolonger les 4 intercités Toulouse-Bayonne jusqu’ à Hendaye et recréer un ou deux allers retours Hendaye*-Marseille avec une correspondance à Montpellier pour Lyon (TGV). A la demande de la SNCF l’étude a été déjà réalisée par la FNAUT avec notre participation.

En remettant en circulation le train de nuit « la Palombe Bleue.

L’arrivée à Paris entre 7h et 8 h permet de passer la journée dans la capitale et rentrer par le TGV du soir à une heure acceptable.

Enfin, la réouverture de Bedous-Canfranc et la liaison avec Saragosse (700 000 habitants et le ferroviaire important) renforcera l’attractivité de Pau et du Grand Sud-Ouest.

Nous restons à la disposition de tous les acteurs concernés pour participer aux réunions de travail et apporter notre voix (voie) aux décisions futures.

                
 
 Annexe technique
 
Sur Pau-Lourdes :
 
 Remplacer la signalisation actuelle (bloc manuel) par une signalisation (BAPR (bloc automatique à permissivité restreinte) ou autres) permettant d’augmenter le nombre de circulations et leur fréquence.
A la hauteur de Coarraze, installer 2 aiguillages pour passer d’ une voie à l’ autre à contre sens (voie unique temporaire) en cas d’ interruption de circulation ( affaissement, inondation….). On ne peut pas changer de voie entre Pau et Lourdes.
 
Sur Pau-Oloron :
 
Mettre en service l’évitement de Buzy qui existe pour permettre le croisement des rames et améliorer la fréquence des trains.
 
Pour la gare de PAU :
 
Utiliser au maximum le quai attenant au bâtiment voyageurs en le mettant aux normes, en rabattant les trains venant de Lourdes par un aiguillage d’ entrée et en les remettant sur les voies de circulation à l’ aide d’ un aiguillage de sortie.