Par : webmestre
Publié : 18 mai

La gare de Pau est-elle condamnée ?

Depuis plus de vingt ans, nous assistons à un travail de sape consistant à réduire, au nom de la rentabilité économique (pour qui ? Pour les usagers ?), les liaisons et les services assurés par la gare de Pau. Ceux-ci se sont incontestablement dégradés au fil des années. La DUT (Défense des usagers des transports) rappelle inlassablement les problèmes récurrents qui prennent, aujourd’hui, une acuité préoccupante :

- Un nombre de trains insuffisant surtout aux heures de pointe.
- La vétusté des lignes (caténaires, signalisation) qui, malgré quelques améliorations, peut entraîner des retards importants.
- Les quais trop bas et l’utilisation forcée du passage souterrain, sans ascenseurs ni escalators, qui pénalisent TOUS les voyageurs pour la montée dans les rames.
- La diminution drastique des plages horaires et du nombre de personnels aux guichets pour la vente des billets.La rétrogradation de la gare au rang de simple gare régionale (terminus à Toulouse et 4 - TGV seulement pour Paris). Impossibilité de liaisons directes vers les villes de Nouvelle-Aquitaine au nord de Bordeaux.

Et le comble ! En cette période de déconfinement, et malgré les annonces de la SNCF, nous constatons :

- L’absence de marquage de distanciation sur le quai B au départ du TGV pour Paris, de sorte que les voyageurs sont côte à côte à l’embarquement (il y en a eu jusqu’à 140 !)
- L’extrême pauvreté des liaisons : dans la semaine du 11 au 16 mai, nous avons compté au maximum 7 départs et 8 arrivées à la gare pour l’ensemble des lignes. Des trains Intercités ont été supprimés. Sur Oloron-Bedous, aucune rame ne circule (et pas de bus de substitution !) et aucun train le samedi 16 mai.

La DUT continuera à tirer la sonnette d’alarme afin que TOUS les responsables agissent fermement pour remédier à cette situation.

Le vice-président chargé du ferroviaire

Jean Frilleux



© La République des Pyrénées 2/6/2020